8 - 22 JanVIER &
 9 - 20 FÉVRIER 2010

Pascal Rambert
et Éric Méchoulan

Une (micro) histoire économique
du monde, dansée

Image

Texte Pascal Rambert
Interventions philosophiques écrites et ré-improvisées en direct
Éric Méchoulan
Textes des saynetes écrites et ré-improvisées en direct 
Clémentine Baert, Cécile Musitelli, Kate Moran, Virginie Vaillant et Pascal Rambert
Textes lus au micro par les participants des ateliers d‘ecriture
écrits en direct chaque soir sur le plateau par eux-même
Textes additionnels
Montaigne, Mallarmé

Musique
Alexandre Meyer
Chef de chant 
Didier Louis
Musiques additionnelles 
Bee Gees, Bob Dylan
Scénographie, lumière
Pascal Rambert
Assistant mise en scène
Gilles Groppo
Remerciements
Vanasay Khamphommala

Avec
Clémentine Baert, Cécile Musitelli, Kate Moran, Virginie Vaillant, Éric Méchoulan

Les participants aux ateliers d’écriture du théâtre de Gennevilliers
Tiffany Alexandre, Christiane Armagnac, Patrice Aurand, Samira Baibi, Aziyadé Baudouin, Taoufik Benromdhane, Pierrick Blondelet, Claire Deniel, Anne-Marie Fernier, Kalifa Gandega, Mireille Kossi, Christian Lapeyroux, François Lepee, Morgane Lory, Jean-Louis Mailles, Agathe Mercat, Souad Meya, Romane Moufflet, Fabien Oliva, Larbi Oubadia, Gregor Roubelat, Farid Roussange, Abdel Hamid Sabri, Maxime Samel, Christiane Tetu, Rita Vatel

Les choristes de l’École nationale de musique de Gennevilliers
Leonor Stirman, Mia Delmae, Mieko Kamiya,  Anne-Laure Tondu, Angèle Chemin, Agnieszka Lucya, Katerina Fotinaki, Pascale Durand, Laure Pierredon, Pauline Leroy, Fiona McGown, Tomas Bordalejo, Jean-Pierre Descheix, Raymond Rodriguez, Sylvain Deveaux, Christophe Gires, Teddy Henry, Nicolas Frasson, Thomas Duhamel, Jérémie Delvert, Julien Guilloton

Perpétuelle menace, au-dessus de nous, hors de nous, l’économie règne sur nos existences. Le pire de la servitude : ne pas savoir, ne pas comprendre, être livré tout nu au pouvoir brut de la production et de la marchandise, balloté d’une crise à l’autre comme un bateau ivre.

Partant de l’épaisseur de vie et de relations acquise chaque semaine dans les ateliers d’écriture, confronté aux textes naïfs, doux, revendicateurs, parlant de pouvoir d’achat, de perte de situations, de panique face au vide du sans emploi, Pascal Rambert a voulu donner corps à cette communauté à travers une passion commune : comprendre. De ce projet est né, avec l’aide du philosophe Eric Méchoulan, Une (micro) histoire économique du monde, dansée. Ruban brut, historique jalonné de saynètes interprétées par quatre performeurs, qui relate l’aventure humaine ordinaire prise dans les remous du grand marché mondial. Mélange de réel « non retouché » et de fiction élaborée, de spécialistes et de non-spécialistes, ce spectacle mobilise le son, la lumière, les corps, l’architecture, l’économie, le chant ; aux 30 personnes issues des ateliers d’écriture s’ajoutent 15 interprètes de la chorale de l’école nationale de musique-conservatoire Edgar-Varèse de Gennevilliers.  Sur la scène, à travers elle, le combat, traversé d’un souhait de beauté et d’élévation, contre l’ignorance des causes de la pauvreté.

Pour comprendre l’économie, le spectacle sillonne son histoire : depuis la Coffee-House de Mr Lloyd à Londres à Adam Smith et Karl Marx, passant des usines Ford au mode de production japonais des usines Toyota. Chaque scène et chaque époque de la pièce sont commentées par Eric Méchoulan, directeur de programme « esthétique et économie politique » au Collège International de Philosophie, qui réinvente sur le plateau et en direct tous les soirs son discours.

Collant en temps réel, par un montage inspiré du cinéma, la fiction des histoires personnelles jouées sur scène avec l’Histoire de l’économie mondiale, Une (micro) histoire économique du monde, dansée abolit les distances entre la scène et la salle ; comme si la salle refluait sur la scène et que le monde prenait le masque de théâtre pour dire : je ne suis pas qu’économie, la valeur n’est pas seulement financière.

Production
Théâtre de Gennevilliers avec le soutien de la Caisse des Dépôts, de Bouygues Bâtiment Ile-de-France, de la Fondation du Crédit Mutuel pour la Lecture, de la Fondation d'entreprise La Poste, de la Fondation du Japon dans le cadre du Performing Arts Japan Program, de CULTURESFRANCE et de ANA.