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Eric Da Silva [3–4 décembre 2010] Esse que quelqu’un sait où on peut baiser ce soir ? J’ai répondu au bois Pour 2 soirées uniques, le regard de l’Emballage Théâtre et Eric Da Silva sur le Bois de Boulogne, espace tour à tour féérique et inquiétant, gigantesque lupanar à ciel ouvert une fois la nuit venue.
À PROPOS« J'ai toujours habité près du Bois de Boulogne, voisiné avec lui, de manières, dans des circonstances, et à des périodes différentes. Un jour, il m'a semblé avoir entendu et vu suffisamment pour faire monter et éclater la folie de ces dialogues et de ces scènes aperçues et j'ai senti pouvoir suivre comme le "mouvement secret" de ces vies trop vivantes pour être vivables, de ce désert peuplé de créatures passionnément vouées aux métamorphoses. » Eric Da Silva entretienQuels désirs président à ton travail sur le plateau ? De faire du théâtre contemporain. Et, je suis convaincu d’en faire parce que j’introduis dans mon théâtre des personnages qui existent dans la vie et ne trouvent pas ailleurs leur place sur les scènes des théâtres. Quelles idées à l’origine de ce projet ? C’est une lecture performance… Cela permet d’aborder de façon plus légère les questions de la narration et de l’incarnation en cherchant à conserver l’impact de la pièce dans son ensemble plutôt qu’aller la travailler dans le détail. Qu’est-ce que ça révèle ? À la manière des comédies italiennes des années 1980, on est parti sur le principe de se dire que le plus vieux métier du monde n’était pas d’être prostitué, mais plutôt de jouer la comédie. Comme ça se passe au Bois de Boulogne, la théâtralité nocturne de cette pièce dans les bois ramène aussi aux comédies de Shakespeare. La place de cette pièce dans ton parcours ? D’une façon très claire, j’ai voulu affirmer ici que je suis très préoccupé par l’idée du spectacle comme divertissement et convaincu de la valeur du contenu social révélé par le théâtre en tant que comédie permanente. Ton urgence ou tes attentes à présenter ce travail aux spectateurs du T2G ? C’est concret pour moi et symboliquement fort. Après Bernard Sobel, le fait que Pascal Rambert donne sa propre définition du lieu m’intéresse aussi au plus haut point. Il y a aujourd’hui quelque chose de gagné dans la mise en relation avec le public. Propos recueillis par Patrick Sourd
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