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Shinji Aoyama Delphine a 20 ans. Elle est trop jeune pour avoir vécu l’activisme anarchiste des années 70, mais pour elle ce n’est pas du passé. Elle se met en tête de récupérer quelque chose qui lui permettra d’agir et qui, dit-elle, lui revient.
Scénario, montage et réalisation : Shinji Aoyama « Quand Justin Taurand m’a proposé de venir faire un film en France , je n’avais aucune connaissance concrète de Gennevilliers, le lieu de tournage. Qu'est-ce que je pouvais y voir, qu’est ce que je pouvais y écouter ? Cela me paraissait loin, mais je me familiarisais avec l’idée, en rêvant, en me documentant. D’une certaine manière j’ai toujours été un cinéaste de banlieue, en ce sens que je n’appartenais pas au centre. J’ai le sentiment donc que mes expériences de la banlieue japonaise me serviront de nouveau à faire un film à Gennevilliers. En projetant mes réalités vécues à Tokyo dans la banlieue parisienne, je créerai un mouvement qui, lui-même, entraînera un autre réel. Pour l’attraper, tout en le laissant brut, il suffira d’y poser une caméra, moi, l’étranger, autrement dit, l’intrus dans l’étranger. Je sens profondément la nécessité de fabriquer une œuvre dénuée de dramaturgie, qui s’infiltre dans le réel, qui pourrait être une forme de film d'essai. La première phase de travail, lorsque je suis venu à Paris au mois de septembre, m’a permis de confronter mon matériau original à une réalité, celles des acteurs que j’ai rencontrés, celle des lieux. Je n’envisage pas pour autant de faire un film réaliste, de coller à tout prix à la réalité de la banlieue française. Je ne le fais pas non plus dans mes films Japonais.» Shinji Aoyama
Diffusion Festival InternationauxFestival international du film de Locarno, section Cinéastes du Production Justin Taurand pour Les Films du Bélier |






