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Publique

Chorégraphié par Mathilde Monnier Avec Ondine Cloez, Corinne Garcia, Natacha Kouznetsova, I-Fang Lin, Mathilde Monnier, Ana Sofia Neves Gonçalves, Ayelen Parolin et Filiz Sizanli Musique : PJ Harvey Scénographie : Annie Tolleter Lumière : Eric Wurtz Costumes : Dominique Fabrègue assistée de Laurence Alquier Réalisation sonore : Olivier Renouf Travail de préparation : Germana Civera Regard sur le travail : Claude Espinassier

Coproduction : Festival Montpellier danse 04, Théâtre de la Ville / Festival d’Automne à Paris, deSingel – Anvers, Centre Chorégraphique National de Montpellier Languedoc-Roussillon


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Cindy Van Acker & Pascal Rambert, Mathilde Monnier - Nos images

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Mathilde Monnier
[3 – 7 mai] Publique

Mathilde Monnier 2X au T2G : Publique sur la musique de PJ Harvey, une danse privée qui se montre en public sur les dance-floor.


+ Nos images [26-30 avril] avec Tanguy Viel et Loïc Touzé autour du top ten du cinéma américain et français. Autour du top ten de nos imaginaires.

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PHOTOS

Photos Marc Coudrais

À PROPOS

Jeans et tee-shirts, baskets et jupettes : huit filles conjuguent leurs plaisirs singuliers de s’éclater dans la danse, et de le faire ensemble. La musique est celle des chansons de P.J. Harvey, rockeuse du féminin intime et passionné, du désir et du méditatif, âpre et sensuelle, indépendante. Pour sa nouvelle pièce, Publique, Mathilde Monnier place le plaisir au cœur de sa démarche toujours très contemporaine. Un assaut. Mais à sa façon. Si l’apparence de leurs gestes rappelle celui de tout un chacun s’adonnant à la danse, la chorégraphe n’oublie pas que ses interprètes sont des professionnelles « ultra-spécialistes de la sensation et de la perception ». Pour mieux déceler ce qui résonne avec le public, elles ont sondé le mouvement strate par strate ; ses codes, ses emprunts, ses détours. Elles se sont souvenues d’avoir été un jour elles aussi adolescentes, et d’avoir senti dans la danse les appels de l’intime et de la fantaisie. Pièce remuante, colorée et légère, Publique surprend de la part de Mathilde Monnier, tout en confirmant sa quête exigeante du sens du mouvement. — Gérard Mayen

ENTRETIEN

Quels désirs président à ton travail sur le plateau ?

Plus que la danse elle-même, je travaille sur le mouvement. Mes pièces se jouent en miroir de ce que les spectateurs peuvent savoir de leur propre rapport au mouvement.

Quelles idées à l’origine de ce projet ?

Certaines pièces nécessitent du temps et n’apparaissent vraiment qu’au fil des tournées. C’est le cas de Publique qui a trouvé ainsi sa maturité et que j’ai très envie de montrer à nouveau. D’un autre côté, il y a Nos images, une pièce qui se rejoue presque entièrement chaque soir comme si elle interrogeait en permanence la forme de son écriture.

Qu’est-ce que ça révèle ?

J’aime travailler sur les frontières pour élargir le champ de ce que pourrait être la danse. Dans Publique, je me confronte, à travers la musique de PJ Harvey, au vécu du public, celui qu’a chaque spectateur de la danse dans les fêtes et en discothèque. Dans Nos images, à travers la réunion de trois artistes autour du thème du cinéma, c’est une certaine forme de jouissance née de cette rencontre que nous partageons avec le public.

La place de ces pièces dans ton parcours ?

Je vois plutôt mon travail comme un enchaînement de pièces que comme une suite de pièces séparées.

Ton urgence ou tes attentes à présenter ce travail aux spectateurs du T2G ?

Ça fait aussi partie de ma démarche d’essayer de voir comment mes pratiques de la scène peuvent faire lien avec les attentes du public. La rencontre d’un spectacle avec ses spectateurs questionne en permanence ce que je fais.

Propos recueillis par Patrick Sourd