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Toshiki Okada [2–5 octobre 2010] Hot Pepper, Air Conditioner and the Le jeune génie du nouveau théâtre japonais revient en exclusivité à Gennevilliers avec deux pièces inédites : Hot Pepper, Air Conditioner and the Farewell Speech [2–5 octobre 2010] et We Are the Undamaged Others [7-10 octobre] . Toshiki Okada s’est construit par le théâtre, de Bertolt Brecht à Oriza Hirata. Mais c’est dans les rues du Japon contemporain qu’il a trouvé les gestes, les attitudes et les mots qui font la matière de ses pièces.
À PROPOSAvec sa compagnie chelfitsch (prononciation enfantine de lʼadjectif selfish), Toshiki Okada crée depuis 2007 une sorte de « théâtre dansé » où les corps évoluent avec une fascinante agilité entre le naturel et lʼartifice, où chaque mouvement semble à la fois limpide et minutieusement chorégraphié : des mouvements qui eux-mêmes modulent une langue où domine lʼargot de la jeunesse japonaise dʼaujourdʼhui, dont ils disent et amplifient la perte de repères, le sentiment de désorientation. ENTRETIENQuels désirs président à ton travail sur le plateau ? Pour We Are the Undamaged Others, la première idée qui m’est venue à l’esprit, c’est celle d’un espace aussi simple que possible. Pour Hot Pepper, Air Conditioner and the Farewell Speech, je voulais réunir ces trois pièces dans un même espace qui fasse penser à un bureau. Quelles idées sont à l’origine de ce projet ? Pour We Are the Undamaged Others, je fais référence à une élection importante qui s’est tenue au Japon durant l’été 2009. Pour le triptyque, Hot Pepper, Air Conditioner and the Farewell Speech, au monde du travail. Qu’est-ce que ça révèle ? Avec We Are the Undamaged Others, je vais passer pour un metteur en scène qui lance des défis à ses acteurs. Pour le triptyque, Hot Pepper, Air Conditioner and the Farewell Speech un travail qui ne relève ni complètement de la danse, ni simplement du théâtre. La place de ces pièces dans ton parcours ? J’ai écrit Hot Pepper, Air Conditioner and The Farewell Speech avant We Are the Undamaged Others et c’est ainsi qu’il convient de replacer ces pièces dans l’ordre de ma chronologie. Ma pratique du plateau m’a toujours amené à réfléchir sur ce qu’est la dimension du « réel » sur scène. Ton urgence ou tes attentes à présenter ce travail aux spectateurs du T2G ? Je suis très heureux d’avoir l’occasion de donner rendez-vous au public avec deux pièces aussi différentes que celles-là. Propos recueillis par Patrick Sourd
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