Avec le Festival d'Automne à Paris

Image

Télécharger

Image Le flyer

Image Le dossier

AUTOUR DU SPECTACLE

Rencontre avec Toshiki Okada
le 6 octobre à la Maison de la culture du Japon à Paris.

ON EN PARLE

Beaux Arts - Le Monde - La Terrasse 

DISTRIBUTION

Texte, mise en scène : Toshiki Okada Avec Taichi Yamagata, Riki Takeda, Makoto Yazawa, Mari Ando, Shoko Matsumura, Izumi Aoyagi, Yukiko Sasaki

Production : Chelfitsch Coproduction : Aichi Triennale 2010, Noorderzon Performing Arts Festival Groningen, Théâtre de Gennevilliers centre dramatique national de création contemporaine, Festival d'Automne à Paris

Spectacle en japonais, surtitré en français. Traduction : Mathieu Capel et Hirotoshi Ogashiwa.

PARTENAIRE MÉDIA

Image

 

Image

Toshiki Okada  [7–10 octobre 2010] We Are the Undamaged Others

Le jeune génie du nouveau théâtre japonais revient en exclusivité à Gennevilliers avec deux pièces inédites : Hot Pepper, Air Conditioner and the Farewell Speech [2–5 octobre 2010] et We Are the Undamaged Others [7-10 octobre] . Toshiki Okada s’est construit par le théâtre, de Bertolt Brecht à Oriza Hirata. Mais c’est dans les rues du Japon contemporain qu’il a trouvé les gestes, les attitudes et les mots qui font la matière de ses pièces.
 

PHOTOS

Photos Nobutaka Sato

À PROPOS

Se jouant des taxinomies et des frontières disciplinaires, les pièces de Toshiki Okada et de sa compagnie chelfitsch, au confluent de la danse et du théâtre, sont autant de chroniques du Japon contemporain, envisagé à travers le prisme de lʼintime et du quotidien. Elles sont également autant dʼexpériences dʼun temps suspendu, dʼun présent distordu. We Are the Undamaged Others est, à cet égard, emblématique dʼune démarche dont elle vient radicaliser encore le propos.

La pièce se déroule dans lʼappartement dʼun jeune couple possédant, en apparence, tous les attributs du bonheur – mais qui se trouve, en réalité, au bord de la rupture. Les conversations oscillent en permanence du plus banal au plus sérieux (à travers lʼévocation dʼun crime horrible récemment commis par un jeune homme en situation dʼéchec social). Les attitudes (avec ce souci chorégraphique du mouvement des corps) des deux protagonistes, traduisent les désarrois et les leurres dʼune génération elle-même au bord de la rupture, écartelée entre ses rêves de liberté et son angoisse de lʼavenir, entre le réel et sa fictionalisation. Toshiki Okada dit sʼêtre inspiré des expérimentations du plasticien Robert Rauschenberg pour élaborer ce conte cruel de la jeunesse dans lequel, exploitant le motif de la « variation », il pousse encore plus loin sa recherche dʼabstraction – et ses interrogations sur, dit-il, «la façon dont la représentation dʼactions très simples peut nous forcer à envisager des questions hautement théoriques ».

ENTRETIEN

Quels désirs président à ton travail sur le plateau ?

Pour We Are the Undamaged Others, la première idée qui m’est venue à l’esprit, c’est celle d’un espace aussi simple que possible. Pour Hot Pepper, Air Conditioner and the Farewell Speech, je voulais réunir ces trois pièces dans un même espace qui fasse penser à un bureau.

Quelles idées sont à l’origine de ce projet ?

Pour We Are the Undamaged Others, je fais référence à une élection importante qui s’est tenue au Japon durant l’été 2009. Pour le triptyque, Hot Pepper, Air Conditioner and the Farewell Speech, au monde du travail.

Qu’est-ce que ça révèle ?

Avec We Are the Undamaged Others, je vais passer pour un metteur en scène qui lance des défis à ses acteurs. Pour le triptyque, Hot Pepper, Air Conditioner and the Farewell Speech un travail qui ne relève ni complètement de la danse, ni simplement du théâtre.

La place de ces pièces dans ton parcours ?

J’ai écrit Hot Pepper, Air Conditioner and The Farewell Speech avant We Are the Undamaged Others et c’est ainsi qu’il convient de replacer ces pièces dans l’ordre de ma chronologie. Ma pratique du plateau m’a toujours amené à réfléchir sur ce qu’est la dimension du « réel » sur scène.

Ton urgence ou tes attentes à présenter ce travail aux spectateurs du T2G ?

Je suis très heureux d’avoir l’occasion de donner rendez-vous au public avec deux pièces aussi différentes que celles-là.

Propos recueillis par Patrick Sourd