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TOUTES LES DATES

DISTRIBUTION

Conception et réalisation : Pascal Rambert Assistant à la mise en scène : Lars Thomas Avec Mickael Delabrousse, Yassin Halfi, Adja Kaba,
Celia Marianni, Elliot Turbet, Emmanuelle Vargenau

Production : Théâtre de Gennevilliers, centre dramatique national de création contemporaine

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ON EN PARLE

Le Parisien Hauts-de-Seine du 26 février 2011
Reportage sur le site de France3
Reportage sur le site de Vallée Culture


PARTENAIRES

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Avec le soutien de la Caisse des Dépôts, la Fondation d’Entreprise La Poste, la Fondation du Crédit Mutuel pour la Lecture

 

Partenaire média
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Pascal Rambert [1-19 mars 2011] «16 ans»

«16 ans » c’est du théâtre pour des adolescents fait par des adolescents avec des préoccupations d’adolescents : peur, timidité, désir, attente, incompréhension, revanche, méchanceté, désespoir, panique, inquiétude, tranquillité, désamour, amour, ennui. Des préoccupations de début d’êtres humains pour la première fois mises en jeu face au groupe.

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PHOTOS

Elliott, Adja, Célia, Yassin, Emma et Mickael
Photos Clémentine Schneidermann

À PROPOS

« 16 ans » cʼest du théâtre pour des adolescents fait par des adolescents avec des préoccupations dʼadolescents : peur, timidité, désir, attente, incompréhension, revanche, méchanceté, désespoir, panique, inquiétude, tranquillité, désamour, amour, ennui. Des préoccupations de début dʼêtres humains pour la première fois mises en jeu face au groupe. A soi. Face au bien aimé ou à la bien aimée. Des premières verbalisations drôles et difficiles. Des gestes pas plus simples. Des groupes dʼadolescents ça ressemble à des bancs de poissons. Ça reste serré. Ça forme un grand corps mou et maladroit. Ça sent mauvais. Ça reste ensemble. Ce nʼest pas laid. Cʼest de la vitalité inquiète. Cʼest beau. Ici ça se retrouve le soir autour dʼun scooter. Ça parle. Ça sʼattrape. Ça se serre. Ça se repousse. Ça hurle. Ça rigole. Ça danse bizarrement. Ça pleurniche. Ça a des rêves. Ca se retrouve pour sʼembrasser avec la langue. Ça se retrouve pour répéter pour leur classe de français une pièce de théâtre pour le bac. Cʼest dʼaccord sur rien. Sur comment parler. Se tenir. Jouer. Interpréter. Ça arrive quand même à quelque chose. Ça a des idées et ces idées ne sont pas stupides du tout. Ça met en place un monde : le leur. Un début de nouveau monde fait par un nouveau début dʼêtres humains à leur début.  — Pascal Rambert

ENTRETIEN

avec PASCAL RAMBERT

Quelles idées sont à l’origine de ce projet ?

C’est une pièce que je fais avec des adolescents qui ne sont évidemment pas des acteurs. J’aime travailler sur ces parcelles d’authenticité qui parcourent une représentation mettant en présence des corps non préparés. C’est aussi un théâtre interdit aux plus de 18 ans. Je veux qu’il n’y ait que des ados dans la salle… Et il se passe ce qu’il se passe mais c’est quelque chose qu’ils vivent entre eux, sans la présence de témoins extérieurs à leur génération.

Pourquoi des adolescents ?

Les groupes d’adolescents, ça ressemble à des bancs de poissons. Ça reste serré. Ça forme un grand corps mou et maladroit. Ça sent mauvais. Ça reste ensemble. Ce n’est pas laid. C’est de la vitalité inquiète. C’est beau. Ici ça se retrouve le soir autour d’un scooter. Ça parle. Ça s’attrape. Ça se serre. Ça se repousse. Ça hurle. Ça rigole. Ça danse bizarrement. Ça pleurniche. Ça a des rêves. Ça se retrouve pour s’embrasser avec la langue. Ça se retrouve pour répéter pour leur classe de français une pièce de théâtre pour le bac. C’est d’accord sur rien. Sur comment parler. Se tenir. Jouer. Interpréter. Ça arrive quand même à quelque chose. Ça a des idées et ces idées ne sont pas stupides du tout. Ça met en place un monde : le leur. Un début de nouveau monde fait par un nouveau début d’êtres humains à leur début.

 


Propos recueillis par Patrick Sourd