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THÉÂTREFESTIVAL D'AUTOMNE À PARIS Théâtre du Radeau Habité de musique et de peinture, de fragments de textes et d’apparitions, François Tanguy continue son travail de fugue et variations autour du sens, de l’absence de sens, et de notre humanité pantelante, dans un travail toujours aussi méticuleux et éclatant. Inhabited by music, painting, fragments of texts and apparitions, François Tanguy continues his work of a fugue and variations around meaning, the absence of meaning and our breathless humanity, in work that is as meticulous and radiant as ever.
À PROPOS« On lʼa compris, le théâtre de Tanguy se construit dans lʼart, les textes et la musique. Dans ces rencontres, et dans leur partage. Et surtout, dans une science aiguë du plateau. Cʼest ce que lʼon va pouvoir vérifier sur pièces lorsquʼà la suite de la troupe, on pénètre sous la fameuse Tente où Onzième sera pour la première fois présenté au public, début juin. À lʼentrée, des piles et des étagères de livres, que divers postes de régie (son, lumière, etc.), sertis dʼordinateurs portables, séparent de la scène. Celle-ci ressemble à celle des dernières spectacles de Tanguy : elle est cet espace à la fois clos et démesuré, infini, sur lequel des panneaux coulissants, actionnés à la main par les acteurs, permettent de ménager des perspectivessidérantes. « Au départ, nous disait François Tanguy, il y a un espace. Tous les matériaux arrivent à partir dʼune conjonction provisoire, que lʼon met à lʼessai : il nʼy a pas de matière préalable. Ce que lʼon cherche, ce sont des agencements – entre le son, la lumière, les volumes… – et une ouverture du sens. » À la fois bricolés et dʼune beauté à couper le souffle, ses spectacles tiennent de lʼenchantement, succession impalpable de différents tableaux qui fonctionnent comme les plaques de verre dʼune lanterne magique. Au milieu des chants dʼoiseaux, et tout au long de lʼaprès-midi, on va alors assister à une fascinante entreprise de mise en place : sur la scène creusée de lignes de fuite abyssales, parcourue de silhouettes crépusculaires elles-mêmes enveloppées comme dʼun halopar une hypnotique trame musicale (un air de Purcell, quelques mesures de Sibelius mises en boucle, des bribes de Schubert, de Chostakovitch…), deux passages seront successivement travaillés, dont personne ne sait encore à quel moment de la pièce ils seront raccordés. Dans le premier, un monologue joué en anglais et tiré deRichard IIde Shakespeare répond aux imprécations de la voix enregistrée de Mussolini ; des comédiens vaguement soldats esquissent des saluts fascistes qui finissent par se noyer en une sarabande grotesque, rappelant les peintures expressionnistes de George Grosz. Dans le second, cʼest cette fois un matériau non théâtral – un dialogue des Frères Karamazov – qui sert de fil conducteur à une scène où sʼenchevêtrent le drame et le burlesque, fantômes tchékhoviens et ombres de films muets. Ce théâtre qui, sʼil se joue de lʼhistoire, sʼancre puissamment dans le réel, est à la fois mystérieux et vivant, comme une main tendue : on peut le saisir et lʼentendre comme on le souhaite, de multiples manières. »David Sanson pour le Festival d’Automne à Paris 2011 VERBATIM Onzième cʼest entre dix et douze. DISTRIBUTIONDurée du spectacle : 2h20 Création 2011, Théâtre du Radeau, Le Mans Mise en scène, scénographie, lumières François Tanguy et François Fauvel Élaboration sonore François Tanguy et Eric Goudard Avec Laurence Chable, Fosco Corliano, Claudie Douet, Muriel Hélary, Vincent Joly, Carole Paimpol, Karine Pierre, Jean Rochereau, Boris Sirdey Régie générale et lumière François Fauvel Régie son Eric Goudard Construction, décor Frode Bjørnstad, Jean Cruchet, François Fauvel, Eric Minette, Grégory Rault, François Tanguy et l’équipe du Radeau Administration / intendance : Marc Pérennès assisté de Hélène Audiffren, Pascal Bence, Leila Djedid, Franck Lejuste, Martine Minette, Maryvonne Naji, Emilien Tacheau Coproduction (en cours et sous réserve) : Théâtre du Radeau, Le Mans ; Théâtre National de Bretagne, Rennes ; Association Artemps, Dijon ; Théâtre de Gennevilliers, centre dramatique national de création contemporaine ; Festival d’Automne à Paris ; Espace Malraux, scène nationale de Chambéry et de la Savoie ; Théâtre Garonne, Toulouse Le Théâtre du Radeau est subventionné par la DRAC Pays de la Loire, le Conseil Régional des Pays de la Loire, le Conseil Général de la Sarthe et la Ville du Mans et reçoit le soutien de Le Mans Métropole, l’ONDA pour les tournées en France et de l'Institut Français pour les tournées internationales. DATES & BILLETSTarifs : 8, 9, 11, 15, 22€ Plein tarif : 22€
Représentations
On en parle Festival d'Automne Photos L'art comme expérience • 8/12 à 18h30 - Focus sur un métier du théâtre en 40' • 13/12 à 22h - On s'attable Avec les publics Vidéo François Tanguy lors de la présentation de saison (avril 2011). Tanguy Viel Cette saison le T2G invite Tanguy Viel à rencontrer les artistes 2011/2012. Le romancier écrit sur Onzième GenBlog
Le journal des spectacles créés au T2G
Avec le soutien de l'Adami |