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TOUS LES ARTISTES

Jean-Pierre Vincent

METTEUR EN SCÉNE, COMÉDIEN

     
 

Né en 1942.

Au Théâtre de Gennevilliers : Les maîtres contemporains (2011)

Le parcours théâtral de Jean-Pierre Vincent commence en 1958, au groupe théâtral du Lycée Louis-le-Grand. C'est là qu'il rencontre Michel Bataillon, Jérôme Deschamps, mais surtout Patrice Chéreau, en 1959. Quatre ans plus tard, il signe son premier essai de mise en scène avec La Cruche cassée de Kleist, suivie de Scènes populaires d'Henri Monnier. Puis, il joue dans les premiers spectacles de Patrice Chéreau avec qui il fonde une compagnie : Fuenteovejuna de Lope de Vega, L'Héritier de village de Marivaux, encore au Lycée, puis L'Affaire de la rue de Lourcine de Labiche, au Théâtre de Gennevilliers, puis à Sartrouville.

En 1968, Jean-Pierre Vincent quitte Sartrouville et expérimente pour la première fois, avec Jean Jourdheuil, le tandem « metteur-en-scène/dramaturge ». Ils montent un spectacle qui fait date, La Noce chez les petits bourgeois de Brecht au Théâtre de Bourgogne, Le Marquis de Montefosco d'après Goldoni au Grenier de Toulouse, La Cagnotte d'après Labiche à Strasbourg au T.N.S., Capitaine Schelle, Capitaine Eçço de Rezvani au T.N.P. à Chaillot en 1971.
  Avec un certain nombre d’acteurs de leur génération (Philippe Clévenot, Maurice Bénichou, Gérard Desarthe, Olivier Perrier, Jean-Louis Hourdin, Hélène Vincent, Emmanuelle Stochl, Arlette Chosson, Geneviève Mnich…), ils fondent en 1972 leur compagnie : le Théâtre de l’Espérance. Ils montent alors Dans la jungle des villes de Brecht, Woyzeck de Büchner et La Tragédie optimiste de Vichnevski. André Engel y réalise sa première mise en scène : Don Juan et Faust de Grabbe.

En 1975, après l'expérience du Tex-Pop (Théâtre Expérimental Populaire) installé au Palace, à Paris, la Compagnie se dissout.  C'est à ce moment qu'est proposée à Jean-Pierre Vincent la direction du Théâtre National de Strasbourg. Avec sa bande de comédiens fidèles, accompagné de metteurs en scène et de dramaturges (Bernard Chartreux, Michel Deutsch, André Engel, Dominique Müller...), s'entourant de peintres-scénographes pour les décors (Nicky Rieti, Titina Maselli, Lucio Fanti, Jean-Paul Chambas), il se lance dans l'aventure à travers l'exploration de l'histoire de la France et des Français : Germinal, Vichy fictions, Le Misanthrope, Le Palais de Justice...

Vers la fin de son dernier mandat, il réalise en dehors de Strasbourg le Don Giovanni de Mozart au Festival d'Aix en Provence (1982) et Les Corbeaux, d'Henry Becque à la Comédie-Française, sur l'invitation de Jacques Toja. Peu après la mise en scène des Corbeaux, il est nommé Administrateur Général de la Comédie-Française (août 1983).

On lui doit alors la création de Félicité de Jean Audureau, les mises en scène de Macbeth et de Six personnages en quêtes d’auteur, l'entrée au répertoire du Balcon de Genet dans une mise en scène de Georges Lavaudant, la venue de Klaus-Michael Grüber pour Bérénice, celle de Luca Ronconi pour Le Marchand de Venise. Avec Jean-Pierre Vincent, arrivent de nouveaux pensionnaires : Dominique Valadié, Catherine Sauval, Muriel Mayette, Philippe Clévenot, Jean-Yves Dubois... Après trois ans de rudes batailles, il choisit en 1986 de quitter l'Administration de la Comédie Française pour se livrer entièrement à son activité de metteur en scène, mais aussi de professeur au Conservatoire national Supérieur d’Art Dramatique.
  Il va de théâtre en théâtre pour monter Le Mariage de Figaro de Beaumarchais (Théâtre National de Chaillot, 1987, « Molière du meilleur spectacle et du meilleur metteur en scène, Grand Prix de la critique dramatique), 0n ne badine pas avec l'amour d’Alfred de Musset (Théâtre de Sartrouville, 1988), Le Faiseur de Théâtre de Thomas Bernhardt (TNP Villeurbanne, 1988), La Nuit les chats de Jean-Claude Grumberg (Théâtre ouvert, 1989), Oedipe et les Oiseaux – Trilogie de Sophocle-Aristophane-Chartreux (Nanterre-Amandiers, 1989), La Mère coupable de Beaumarchais (Comédie-Française, 1990), Le Chant du Départ d'Ivane Daoudi (Théâtre de Nice et Théâtre de la Ville, 1990 ).

En juillet 1990, il prend la direction du Théâtre des Amandiers à Nanterre où il présente Les Fourberies de Scapin de Molière créé au Festival d'Avignon en 1990. Il alterne ensuite les créations de textes contemporains : Princesses de Fatima Gallaire (mai 1991 prix du syndicat de la critique - meilleure oeuvre francophone), Un homme pressé et Violences à Vichy II de Bernard Chartreux, Le drame de la vie de Valère Novarina ; et les spectacles du cycle Musset « Enfant du siècle » : Fantasio et Les Caprices de Marianne (1991) On ne badine pas avec l'amour et Il ne faut jurer de rien (1992), Woyzeck de Büchner, Thyeste de Sénèque.

Il met en scène pour l'Opéra de Lyon Les noces de Figaro de Mozart sous la direction musicale de Paolo Olmi. (repris à Nanterre) ;

Après Tout est bien qui finit bien de William Shakespeare, il crée Karl Marx Théâtre Inédit en mars 1997, Le jeu de l'amour et du hasard de Marivaux, puis Le Tartuffe ou L'Imposteur de Molière. En mai 1999, il a mis en scène Pièces de guerre d'Edward Bond, spectacle réalisé avec les élèves de l'Ecole Régionale d'Acteurs de Nice (ERAC)

En mars 2000, au Théâtre du Châtelet il a mis en scène Mitridate Re di Ponto,  de Mozart.

En juillet 2000, Il a créé Lorenzaccio d’Alfred de Musset au Festival de Marseille. Ce spectacle a été repris à la Cour d’Honneur du Palais des Papes du 26 au 30 juillet 2000, puis au Théâtre des Amandiers en octobre et novembre 2000, avant une tournée en France. En septembre 2001, L’Echange (première version de 1893) de Paul Claudel est sa dernière mise en scène au Théâtre des Amandiers  qu’il quitte le 31 Décembre de la même année.

Il fonde alors, toujours avec Bernard Chartreux, mais aussi ses compagnons de travail Jean-Paul Chambas, Alain Poisson et Patrice Cauchetier, sa nouvelle compagnie : « Studio Libre ». Subventionnée par le Ministère de la Culture, la compagnie entreprend des co-productions avec les plus grands théâtres. Vincent et Chartreux font aussi partie du Comité Pédagogique de l’ERAC, et consacrent une grosse part de leur activité à cette école.

En 2OO2, ils présentent un spectacle de sortie de l’Ensemble 10 de l’ERAC au Festival d’Avignon, puis à la MC93 de Bobigny : « Le fou et sa femme ce soir dans Pancomedia » de Botho Strauss. Et ils préparent, sur les deux prochaines années, un spectacle sur toute l’œuvre de Georg Büchner, avec l’Ensemble 12. Jean-Pierre Vincent élabore aussi un lecture, puis une mise en espace de « Katherine Barker » de Jean Audureau (Chartreuse de Villeneuve, Ville de Cannes). Puis, c’est La Mort de Danton de Büchner, en 2004.

Studio Libre présente Les Prétendants de Jean-Luc Lagarce au Théâtre National de la Colline, en 2OO3 (Prix de la Critique Dramatique : Meilleur spectacle de la Saison 2002-2003), puis, du même Lagarce Derniers remords avant l’oubli, au Théâtre National de l’Odéon (petit Berthier) en Janvier 2004. Entre temps, à l’automne 2003, Vincent et Chartreux ont réalisé les « 11 débardeurs » d’Edward Bond à la Maison du Geste et de l’Image à Paris, pour un public adolescent, et interprété par de jeunes acteurs issus de l’ERAC. Ce spectacle est repris en Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, en Novembre et Décemlbre 2004.

En 2005, Jean-Pierre Vincent et son équipe réalisent I Sette Contro Tebe (Les sept contre Thèbes) d’Eschyle, au Théâtre Grec de Syracuse.

Puis s’en suivront Les antilopes de Henning Mankell (Théâtre du Rond Point, Janvier 2006), et L’éclipse du 11 Août de Bruno Bayen (Théâtre de la Colline). En 2007, avant de quitter l’ERAC, Studio Libre signe son dernier spectacle de sortie : L’Orestie d’Eschyle dans la version de Peter Stein. Commence alors l’aventure peu commune du Silence des communistes, puis à l’Odéon L’école des femmes de Molière. Grandes tournées de ces deux spectacles… Ubu Roi à la Comédie-Française… Meeting Massera (sur des textes de Jean-Charles Massera) au Théâtre de la Cité Internationale.
  Et récemment, La trilogie de Zelinda et Lindoro, spectacle de sortie à l’ENSATT, et les Acteurs de bonne foi de Marivaux, au Théâtre des Amandiers, au TNS et dans une vaste tournée nationale.

Les projets ne manquent pas…

 

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