Loïc Touzé

DANSEUR, CHORÉGRAPHE

   

 Né en 1964.

Au Théâtre de Gennevilliers : Nos images   (2011)

Loïc Touzé intègre à dix ans l’école du Ballet de l’Opéra de Paris. A partir de 1982, il danse dans le corps de ballet (époque Noureev), tout en participant à de nombreuses créations au sein du GRCOP dirigé par Jacques Garnier. Cela au point de préférer démissionner pour se tourner vers la  Nouvelle Danse et rejoindre les projets de Carolyn Carlson, Mathilde Monnier – qui demeure l’une de ses complices artistiques –, Jean-François Duroure, Catherine Diverrès, Bernardo Montet (1986-1991). La fondation de sa propre compagnie avec Fabienne Compet (1992) engage une grande période exploratoire, aiguisée par la découverte, sur scène ou en stage, des apports de Dominique Bagouet (via Olivia Grandville), Julyen Hamilton (contact-improvisation). La version solo de Dans les allées, les allées,… (1995) connaît un important succès, en posant et en questionnant les fondamentaux d’une écriture chorégraphique. 2010 : Loïc Touzé  s’implante à Nantes. Il engage avec Anne Kerzerho, Autour de la Table. Ce  projet interroge la pluralité des savoirs et  pratiques sur le corps à l’aune de différents contextes culturels, et leur mise en échange dans l’espace public.

Au cours de la saison 2009/2010, Loïc Touzé crée La chance au festival Mettre en scène (Rennes). La chance poursuit une recherche sur la relation, rien moins que donnée d’évidence, entre l’acte de danse tel que l’engage un interprète dans l’immédiateté du plateau, et le chorégraphique tel que celui-ci consiste à se projeter dans la mise en forme d’une écriture. On peut faire remonter à Morceau (2001-2005), pièce processus conçue en faisceau de micro-performances proliférantes, l’amorce de ce questionnement des modes d’engagement scénique. Aux côtés de Latifa Laâbissi – alors codirectrice de la compagnie 391 avec Loïc Touzé –, d’Yves-Noël Genod et Jennifer Lacey, Morceau prenait le parti de restituer les éléments qu’une écriture conventionnelle du spectacle conduit habituellement à délaisser. En 2003 Love, puis 9 en 2007, approfondissent la relation avec le plasticien Jocelyn Cottencin.