Olivier Assayas

CRITIQUE CINÉMATOGRAPHIQUE ET CINÉASTE

     
    Né à Paris en 1955.

Au Théâtre de Gennevilliers : Cartes blanches cinéastes

Le cinéma d'Olivier Assayas conjugue une écriture parfaitement construite et un investissement personnel des comédiens. Procédant par petites touches imperceptibles et pudiques, il restitue un quotidien dont il sait capter les relations profondes. Accordant une large part de liberté aux comédiens, son texte déstabilisé devient la matrice d'une psychologie assumée qui dépasse l'art de la scène et s'approche au plus près de la réalité. Soucieux de décloisonner le cinéma, à la demande de Pascal Rambert il prend en charge la direction artistique de Carte Blanche Cinema, trait d'union de la création contemporaine avec la ville de Gennevilliers.

Fils du scénariste Jacques Rémy, Olivier Assayas débute comme critique aux Cahiers du cinéma. Désordre est son premier long métrage en 1986. Loué pour l'élégance de sa mise en scène, Assayas excelle à filmer les intrigues sentimentales et les conflits de générations. Il reçoit le prix Jean-Vigo en 1992 pour Paris s'éveille. Après 1998 son cinéma se diversifie. Aux Destinées sentimentales, saga intimiste présentée à Cannes en 2000, succède le thriller high-tech Demonlover qui déconcerte la Croisette deux ans plus tard. Olivier Assayas surprend encore en s'essayant au mélodrame avec Clean en 2004, qui vaut à sa femme Maggie Cheung le prix d'interprétation à Cannes. Il poursuit ses expérimentations avec Boarding Gate, incursion dans la série B, et tourne ensuite L' Heure d'été pour le Musée d'Orsay.

En 2010, il signe Carlos, l’histoire d’Ilich Ramirez Sanchez, alias Carlos le Chacal, diffusé en trois parties  sur Canal + et également en salles dans une version éditée.

En 2011, il est membre du jury des longs métrages présidé par Robert De Niro lors du Festival de Cannes.

En 2012, il réalise Après mai, un film sur une bande de lycéens vivant en banlieue parisienne en 1971, confrontés aux problèmes de l'après-mai 68. Le film est présenté à la Mostra de Venise en septembre 2012.Il y reçoit le prix du meilleur scénario. La même année, le festival Paris Cinéma lui consacre une rétrospective.