Oriza Hirata

AUTEUR ET METTEUR EN SCÈNE

   

Né à Tokyo en 1962. Il vit et travaille au Japon.

Au Théâtre de Gennevilliers : Tokyo Notes (2008), Sables & Soldats (2009), Les Trois soeurs version Androïde (2012), Sayonara ver.2 (2012)

 

Profondément influencé par le cinéma et la peinture, Oriza Hirata dit lui-même avoir « appris d'Ozu la façon de découper le temps et de Vermeer la façon de découper l'espace ». Développant un théâtre de la vie quotidienne, il élabore des situations théâtrales reliant la sphère privée au monde extérieur qui l'entoure. Ses pièces, composées comme des symphonies, sont constituées de thèmes croisés qui s'enrichissent progressivement pour construire finalement une structure complète. Plutôt que de construire une logique dramatique, Oriza Hirata crée des atmosphères, proches de la poésie du haïku, s'appuyant fortement sur l'imagination du spectateur.

Oriza Hirata effectue à 16 ans le tour du monde à bicyclette. À son retour, il publie un livre relatant son voyage. En 1982, il entame des études d'art et de lettres. Pendant ses années d'université, il écrit sa première pièce, fonde la Compagnie Seinendan (1983) et monte des spectacles à partir de ses textes. Depuis 1998 il multiplie les créations (écritures et mises en scène). Aujourd'hui, Hirata est professeur du Centre Universitaire d'Osaka et directeur artistique du Centre Culturel de Fujimi, où il travaille à faire converger société et théâtre. Auteur d'une trentaine de pièces, parmi lesquelles les plus connues sont Tokyo Notes, qui a reçu le prix Kishida Kunio en 1995, et Gens de Séoul, honorée du prix Yomiuri en 1998. Il est l'une des figures les plus reconnues du théâtre contemporain japonais.

Oriza Hirata est aussi l’auteur d’une des premières performances  théâtrales associant robots et humains, Hataraku Watashi (moi, travailleur) présentée en 2008 à l’université d’Osaka, interprétée par des robots humanoides Wakamaru d’une hauteur de 90cm équipé d’un logiciel développé par l’université d’Osaka et édité par Mitsubishi. En octobre 2011, première mondiale, il présente Sayonara (Au revoir) au Théâtre de Gennevilliers qui met en scène un robot androïde et une comédienne.
En France ses textes sont publiés aux éditions Les Solitaires intempestifs.