Jan Fabre / Troubleyn

AUTEUR, ARTISTE PLASTICIEN, CHOREGRAPHE ET METTEUR EN SCÈNE


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"page-petit">© Stephan Vanfleteren

Né en 1958 à Anvers

Au théâtre de Gennevilliers : Drugs kept me alive (2012), l'Empereur de la perte (2012),
Etant donnés (2012), Preparatio Mortis (2012), Le Pouvoir des folies théâtrales (2015)

Jan Fabre (né à Anvers en 1958) est connu, tant en Belgique qu'à l'étranger, pour être l'un des artistes les plus d'avant-garde et protéiformes de sa génération.
Depuis 30 ans, il se distingue en tant qu'artiste de performance, forgeron de théâtre et d'opéras, chorégraphe, auteur et artiste plasticien.
Quel que soit le genre qu'il aborde, il en déplace systématiquement les frontières. C'est d'ailleurs ce qui lui a valu de créer la controverse tout ou long de son parcours artistique.

Fin des années soixante-dix, le jeune Jan Fabre défraie la chronique avec ses Money performances où il brûle des liasses de billets que le public lui prête en bonne foi pour créer des dessins avec les cendres ainsi obtenues. En 1982, il pose avec C'est du théâtre comme c'était à espérer et à prévoir une bombe à fragmentation qui ébranle les fondations du théâtre de l'époque.
Deux ans plus tard, il est invité à participer à la Biennale de Venise où il persiste et signe avec Le Pouvoir des folies théâtrales.
Ces deux œuvres entrent dans les annales du théâtre contemporain et font le tour du monde. Depuis, Fabre s'est taillé une place parmi les artistes les plus multidisciplinaires de la scène artistique internationale. Il rompt avec les canons du théâtre classique en y introduisant des "real time performances" - qu'il qualifie parfois d'installations vivantes - et explore les possibilités chorégraphiques radicales pour revisiter la danse traditionnelle.
Le corps sous toutes ses formes est au centre de sa démarche depuis le début des années quatre-vingt.


La plupart des textes de Fabre étaient initialement destinés à être portés à la scène. Au début des années soixante-dix, Jan Fabre se met à écrire pour consigner ses idées qui sont déjà le fruit d'une imagination débridée. Ces textes resteront pendant des années au fond d'un tiroir avant d'être publiés au moment où leur auteur décidera de les mettre lui-même en scène.

D'autres textes voient le jour durant le processus de répétitions. Il s'agit de textes entièrement improvisés par les acteurs ou d'un mélange de textes d'auteur et d'improvisations.
D'autres encore consistent en des monologues, souvent écrits pour Els Deceukelier, son actrice fétiche. Ou en des dialogues aux allures de monologues car dans les œuvres théâtrales de Fabre, rares sont les répliques et anecdotes réalistes. Ses textes sont plutôt conceptuels et poétiques. Ils s'articulent autour de rituels primitifs et de thèmes qui fascinent leur auteur, de questions philosophiques qui l'obsèdent. Mais ils respirent aussi la violence et la joie que procure une vie vécue pleinement, le vécu à géométrie variable de la beauté, de l'érotisme et de la fête qui transportent Fabre d'un extrême à l'autre.

Les œuvres littéraires de Jan Fabre trahissent également sa conception du théâtre. Pour lui, le théâtre est une œuvre d'art intégrale dans laquelle le mot occupe une place fonctionnelle mûrement réfléchie aux côtés de la danse, de la musique, du chant, de la performance et de l'improvisation. La sobriété avec laquelle Fabre use du médium « texte » induit une autre approche du théâtre. Les metteurs en scène qui, ces dernières années, ont été de plus en plus nombreux à porter ses textes à la scène le confirment : les textes de Fabre sont réfractaires à toute distillation théâtrale traditionnelle.

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