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Le cinéma dans la ville
Chaque année, le Théâtre de Gennevilliers ouvre ses portes à deux réalisateurs qui, à leur manière, avec leur regard, réinventent l'espace de la ville à travers le cinéma. En immersion dans la cité, ils ont carte blanche pour tourner, filmer, réaliser les modes cinématographiques de leur choix, du documentaire à la fiction, s'autorisant tous les mélanges de genres. Cinéma international qui donne à Gennevilliers l'allure d'un laboratoire artistique, accueillant en ses murs des cinéastes prestigieux venus du monde entier. Les Cartes blanches cinéastes subvertissent la vie ordinaire d'une banlieue parisienne, sans prétention. Pure luminosité du septième art par quoi tout redevient possible : un secret, un regard, une guerre, un amour. La cité a des rêves et des promesses qu'elle ne confie qu'aux créateurs. Caméra au poing, le cinéma arpente la ville, lui dérobe ses rues, son atmosphère et ses habitants. Il la modèle et la transforme, raconte d'elle une autre histoire, apprise à Paris, à Nice ou à Tokyo. Foyer d'art, miroir critique, le temps d'un film une autre réalité traverse les quartiers de la cité. Sous le regard sensible et crû de la fiction les faux semblants s'effacent devant la géographie humaine. Pressé sous un autre angle, une meilleure prise de vue, l'imaginaire de la ville se libère. Gennevilliers repousse ses murs et ses censures, elle s'évade. Avenue des Grésillons, au croisement d'une banlieue japonaise et d'un quartier de New York, ses pas l'ont conduite au théâtre. |