LES HEURES CREUSES

DOMINIQUE PETITGAND

Les heures creuses est une installation sonore pour théâtre vide imaginée par Dominique Petitgand pour le grand plateau du T2G pris dans son entier : les allées, la salle, la scène et la verticalité béante des cintres.

Elle s’adresse à un public solitaire et mobile, libre de circuler dans la cavité enveloppante et nue d’une machine résonante totale. Conçue pour un lieu vide habituellement peuplé et en représentation, cette installation nous plonge dans un espace mental et intime habité par des voix, qui nous racontent un incendie, un empêchement, une faim, une douleur spéciale – une chanson, un oubli, des silences instables, des apparitions sonores et musicales perçues à proximité ou à grande distance, des éléments détachés (le vent, l’eau, l’électricité) – d’un paysage à inventer. Cette expérience inédite est le support d’un long récit ouvert et pluriel, d’une fiction possible, sans durée fixe et à l’humeur changeante, jouant de la liberté de notre écoute, de notre attente, de notre peur ou de notre mémoire.

coproduction T2G — Théâtre de Gennevilliers, centre dramatique national, EMBA I Galerie Édouard-Manet dans le cadre de la résidence de création de Dominique Petitgand à Gennevilliers pendant la saison 2018/2019

Dominique Petitgand est représenté par la galerie gb agency (Paris)

ENTRÉE LIBRE

16 AU 25 NOVEMBRE 2019

 

installation ouverte 2h avant les représentations
(et les après-midis sur rendez-vous)

plateau 1

samedi 16 novembre – 16h/18h
dimanche 17 novembre – 14h/16h
lundi 18 novembre – 18h/20h
jeudi 21 novembre – 18h/20h

vendredi 22 novembre – 18h/20h
samedi 23 novembre – 16h/18h 
dimanche 24 novembre – 14h/16h
lundi 25 novembre – 18h/20h

Depuis 1992, Dominique Petitgand compose des œuvres où les voix, les bruits, les atmosphères musicales et les silences construisent, par le biais du montage, des micro- univers où l’ambiguïté subsiste en permanence entre un principe de réalité et une projection dans une fiction possible, hors contexte et atemporelle. Il définit ses œuvres comme des récits et paysages mentaux. Il inventorie de façon quasi obsessionnelle, et toujours emprunte de musicalité, des voix, des gestes, des humeurs, afin de prendre acte d’une parole, d’un état ou d’un manque. Un espace narratif où la répétition et le flottement des identités, des lieux et des structures temporelles évoquent le mouvement même de la construction (mais aussi de la défection) du langage, de la mémoire, de la pensée. À travers ses pièces sonores, il propose une histoire en creux, en devenir. L’utilisation exclusive du son le place sur un territoire singulier et mouvant qui concerne différentes disciplines artistiques : il diffuse ses œuvres au cours de séances d’écoute qui s’apparentent à des concerts dans l’obscurité ou à l’extérieur, sur disques mais aussi lors d’expositions, sous la forme d’installation sonore dans laquelle le dispositif de diffusion des sons, adapté aussi bien à la particularité de l’espace investi qu’au récit lui-même, propose une expérience plurielle et ouverte. Il a, depuis quelques années, introduit des principes de traduction dans ses œuvres qui, par le biais d’un montage entre son et texte (sous-titres vidéo), ou à travers l’introduction d’une voix de traduction, produisent de nouvelles mises à distance, commentaires et effets d’échos au sein de la narration.